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(1946 - 2014)  

Maurice ODIC

22170 PLOUAGAT

FRANCE

Contact : http://www.artmajeur.com/fr/artist/odic/contact

Site internet : http://www.artmajeur.com/fr/artist/odic

 

 

 

 

Cotation de l'artiste : 52 Euros le point peinture

Oeuvres Art Numérique : Tirages  généralement  de 40 cm X 60 cm, tirés par l'imprimeur sur dybon 

 

 

Biographie

 

Le rendez vous de la rue de la Verrerie

Né en 1946, sculpteur et peintre depuis plus de 40 ans, Maurice Odic ayant perdu l'usage de ses mains par suite d'un accident, a du se reconvertir au numérique en 98,  mais très rapidement il renoue avec les recherches qu'il avait dû abandonner sur la matière et la lumière

 

"Dès que j'ai commencé à créer avec le numérique en 98 pour  compenser la perte de l'usage de mes mains,  j'ai perçu immédiatement tous les dangers recélés dans cet outil ; effets faciles, utilisation débridée de la couleur, simplicité spectaculaire des collages… Enfin tout ce qui rend possible un nouvel académisme.

 Je me suis donc attaché à ne pas tomber dans ces travers que toute ma vie j'ai combattus. Mon souci premier était de renouer avec mes recherches antérieures, effets de matière, de lumière, interprétation des formes, s'inscrivant dans une quête poétique sans laquelle l'art est pour moi inconcevable.

Il me fallait faire la preuve que le numérique n'est qu'un outil, qu'une technique comme l'huile, l'acrylique ou le pastel, qu'il ne saurait être en aucun cas un substitut à la création, mais je devais parallèlement, montrer ce qu'il est donné de faire avec un tel instrument, remplacement de couleur, d'intensité, de lumière, de formes, bref tout ce qui en quelques secondes peut être modifié grâce à l'ordinateur, alors qu'il faudrait des heures au pinceau."

 

 

Texte de LUDOVIC TAC

Il y a, dans les oeuvres de Maurice Odic, un équilibre subtil entre les grands raz-de-marée qui semblent vouloir anéantir la surface visible, et l'envol presque silencieux de papillons intérieurs. Le voyage mental auquel nous convient ces travaux infographiques est un surprenant mélange de matières picturales et de couleurs lissées par la technologie. Le pixel s'y fait lanterne secrète pour éclairer la nuit d'orage, traversée par un magma changeant, une fluidité inquiétante qui vient se lover entre les rochers les plus lourds de la raison. On ne sait plus en effet si l'on est en dehors, ou au contraire en plein coeur du maelström. Si les courants qui irriguent l'espace ont la taille d'un océan, ou bien la dimension d'une goutte d'eau. Et donc la vision qui nous submerge est elle aussi bien curieuse. Les habitudes de l'iris et de la pupille y sont misent à mal, au profit d'une vision chatoyante qui pourrait bien être celle d'une espèce à venir. La nôtre, débarrassée du poids ancestral de la perspective classique et du réalisme plat, pour gagner des espaces encore inconnus, alliance très précieuse de l'émotion et de la vue enfin délivrée des affres du quotidien en forme de réfrigérateur.
Nous sommes ici au coeur du volcan, de la cascade, du grain de pollen, de la poussière emportée par le vent, ou de l'herbe filant à la surface de l'eau vive. Et nous voyons le paysage éclater comme un bourgeon de printemps. Mais du point de vue du bourgeon.

Ludovic Tac

 

**********

 

Texte de présentation de Véronique Desmidt

Galerie d’Art du Collège public Le Volozen, Quintin
Vendredi 23 novembre 2007

Suite à une première rencontre lors de la première exposition que j’ai eu le plaisir d’organiser dans ce lieu et suite à la visite du parcours organisé par la biennale de Saint Brieuc et l’entrée virtuelle dans le monde l’artiste par l’intermédiaire de son site: l’histoire de Maurice Odic et sa démarche artistique m’a réellement touchée par son aspect de « résilience »;
l’expression artistique n’est-elle pas au fond une sorte de seconde vie que l’on se crée afin de survivre à certaines épreuves ; si moi-même je crois au pouvoir de survivance à travers l’art, je pense que l’expérience de notre artiste invité est rendue visible avec une sensibilité et une pertinence que l’on peut recevoir à travers l’ensemble de ce qui est présenté ici.
Je suis moi-même surprise par la qualité non seulement du contenu mais aussi du rendu visuel et de la puissance des couleurs projetées sur ces surfaces…
Peinture ? photos, images, peu importe les moyens techniques mis en œuvre qui certes intriguent respectent avant tout la volonté d’un créateur qui s’est approprié ce moyen pour continuer malgré son accident à s’inscrire dans une démarche singulièrement poétique…Bien au-delà de ce qui pourrait découler d’une utilisation d’effets faciles ,de jeux mécaniques et de bidouillages photogéniques, il y a bien autre chose…Bien au-delà…

Et au-delà de ces images il y a ... Il y a tout un univers : un univers brûlant de visions de rêves et de cauchemars qui se télescopent, qui s’étreignent, s’amenuisent, se font écho….

Un univers peuplé de zombis, de monstres, de chimères, d’ombres aux allures reptiliennes qui éclosent, se distordent, de confondent, se décomposent dans des espaces apocalyptiques et pourraient en quelque sorte constituer les reflets de nos fureurs, de nos torpeurs mais aussi de nos pulsions et des désirs cachés qui nous hantent peut être au plus profond de l’ inconscient.

Germination, éclosion, destruction se confondent subrepticement et sont sans doute le manifeste d’une sorte d’espace surréel « plus réel que réel ».
Monde chaotique en perpétuelle fusion et régénérescence…

L’influence du surréalisme étant sans nul doute visible dans le parcours et la démarche de l’artiste, je me suis permise d’emprunter cette phrase d’André Masson: « dans l’art il n’y a ni formes ni objets, il n’y a que des évènements, des surgissements, des apparitions » …

Et c’est ainsi que j’ai perçu tout d’abord les images de l’artiste Maurice Odic, qui , après avoir perdu l’usage de ses mains s’est approprié un autre mode de fabrication d’images pouvant lui permettre de continuer à créer et à poursuivre sa quête…

Celle de pouvoir continuer à évacuer et délivrer les tumultes incandescents qui semblaient habiter tout son être et ne demandaient qu’à surgir …
Car bien avant cet accident l’artiste peignait sur la toile ; à l’acrylique, au pinceau et déjà ces univers tourmentés pouvaient nous interroger…
Quant à ce processus créatif qui animait déjà l’artiste.


La vie tissant sa toile ; le parcours comme une succession de passages et d’épreuves …Et déjà il semblait surgir du fond de ces écrans, des sortes de mirages, de vortex, d’empreintes de mondes lointains et survivants qui s’opposent dans leur nature et qui pourtant s’entraînent dans une danse frénétique, féerique, baroque et surréaliste…

Non loin d’être un univers de noirceur ; un ciel qui s’enflamme, un feu qui embrase les eaux glacées d’un volcan lunaire ou d’un lac hyperboréen en gestation , éther qui envahit l’espace et se glisse en méandres à la surface de miroirs déformant …à travers les reflets desquels chacun d’entre nous pourrait y apercevoir une « chose » , un être, un événement ,un rêve, une partie inconnue de lui-même, s’il regarde un peu plus et encore un peu davantage.…

L’imaginaire opère à présent ; et notre regard réactive l’alchimie de ces visions parfois apocalyptiques qui pourraient bien nous envahir à notre tour, mais avec dans son essence, la lumière, qui s’épanche , encore et toujours en vibrations rétiniennes de plus en plus troublantes.

Et pour citer un autre artiste qui pourrait en quelque sorte résumer cette démarche: « l’Art est fait troubler » (Georges Braque).



Articles de presse

MJC Bégard

Ouest-france


La galerie de la MJC a pour vocation la promotion d'artistes d'expression contemporaine. Les oeuvres de Maurice Odic s'y inscrivent complètement. Il s'agit de réalisations numériques. L'artiste est peintre sculpteur depuis très longtemps. Un accident l'a conduit dans un fauteuil roulant et il a perdu la motricité de ses bras et de ses mains. Il n'a pourtant pas cessé de créer.
Un outil est venu à son aide : l'informatique. Il réalise toujours ses oeuvres, dans la même veine d'inspiration qu'auparavant, non plus de la pointe du pinceau, mais avec une souris. L'effet est saisissant. Cette troisième exposition d'oeuvres numériques est proposée au public jusqu'au 19 décembre, aux heures d'ouverture de la MJC
Le télégramme

ARCHIVES

Esp'art de la MJC. Maurice Odic expose
L'Esp'art de la MJC a accroché à ses cimaises les oeuvres de Maurice Odic et le vernissage de l'exposition a eu lieu vendredi soir. Bernard Moreau, président de la MJC a commenté le travail de Maurice Odic.
Un travail sur ordinateur
Résidant à Plouagat, Maurice Odic a d'abord été artiste peintre, mais suite à un accident, ne pouvant plus travailler la peinture, il a su se reconvertir et utiliser son ordinateur. Si les deux techniques diffèrent, les sources d'inspiration artistique demeurent. Il y a toujours le travail sur la recherche des meilleures teintes de couleurs pour associer les reliefs avec les éclairages. C'est ce que révèle la vingtaine d'oeuvres exposées à la MJC et que l'on pourra découvrir jusqu'à la mi-décembre.



Journal de la MJC

La MJC accueille actuellement à l'Esp'Art les peintures numériques de Maurice ODIC. L'exposition intitulée "Gros temps annoncé" sera visible jusqu'au vendredi 19 décembre inclus (aux horaires d'ouverture de la MJC).

Né en 1946, Maurice ODIC peint et sculpte depuis plus de trente ans. Son domaine est celui de la figuration des mondes intérieurs. A ce titre il se reconnaît de la famille des Surréalistes tels que Max Ernst, André Masson, Wolfgang Paalen et de l'abstraction lyrique.

Membre du groupe Rupture puis du mouvement Phases et du collectif des plasticiens des Côtes d'Armor il a participé à de nombreuses expositions tant en Bretagne qu'en France et à l'étranger.

Depuis 1996 victime d'un accident chirurgical qui le laissait tétraplégique il utilise désormais l'outil numérique pour peindre.

La galerie de la MJC a pour vocation la promotion d'artistes d'expression contemporaine. Les oeuvres de Maurice Odic s'y inscrivent complètement. Il s'agit de réalisations numériques. L'artiste est peintre sculpteur depuis très longtemps. Un accident l'a conduit dans un fauteuil roulant et il a perdu la motricité de ses bras et de ses mains. Il n'a pourtant pas cessé de créer.
Un outil est venu à son aide : l'informatique. Il réalise toujours ses oeuvres, dans la même veine d'inspiration qu'auparavant, non plus de la pointe du pinceau, mais avec une souris. L'effet est saisissant. Cette troisième exposition d'oeuvres numériques est proposée au public jusqu'au 19 décembre, aux heures d'ouverture de la MJC.

 

Critique

Né en 1946, c'est à l'adolescence que Maurice Odic "entre en Art", s'essayant à la sculpture et la peinture, alliant techniques mixtes et autres approches qui lui permettent d'exprimer son attirance pour le surréalisme. Il intègre objets divers ou matières minérales qu'il déforme et transforme jusqu'à rendre à l'oeuvre toute sa dimension sculpturale.
Il travaille ensuite les encres et découvre les mariages de matières. Chaque exploration de technique enrichit son expérience et l'amène à un style personnel.


À la suite d'un accident qui le rend tétraplégique, il découvre lors de sa rééducation, l'outil informatique. Ce nouvel ami rend la continuité de sa recherche artistique possible voire infinie.


La poésie et l'émotion qui l'ont toujours animé jusque là se renforcent et prennent alors les voies du numérique.  Couleurs et mouvements, lignes et profondeurs pourront ainsi donner le même effet qu'une création classique.
Animé d'une grande volonté, il va surmonter patiemment les difficultés de la vie et entrer dans une dimension artistique nouvelle interprétant le surréalisme à travers ce nouvel outil.


Ainsi donc l'artiste est parti à la découverte d'un autre langage de couleurs et de lignes.  De ce point de vue Odic rejoint une nouvelle génération de créateurs dont l'identité artistique commence à émerger sérieusement.
Parfait coloriste, le poids de ses oeuvres est renforcé par les titres qu'il choisit pour leur donner âme et cohésion par le biais de ses émotions. Son inconscient trouve ici un chemin accessible pour exprimer ses univers intérieurs, mais aussi pour illustrer et révéler son intérêt pour le monde cosmique.


Ce style surréaliste prend parfois une trajectoire mystique dans l'expression de retenues mais aussi d'explosions de colères et de désirs.
La vivacité d'esprit et le sens créatif ne font pas défaut, et l'artiste constitue jour après jour une oeuvre "digigraphique" singulière et originale.
En observant ses nombreuses créations, on découvre évidemment tous les partages de vies intérieures et d'émotions, voire, de "révoltes" que ressent ODIC de façon consciente et inconsciente. On ne peut rester insensible à la beauté des couleurs et aux énergies de ses impulsions, surtout lorsqu'on sait le paradoxe de leur émergence.


ODIC fait partie des pionniers de cet art d'un genre encore naissant : le surréalisme numérique.

La vie a pris un nouveau chemin et déterminé sa nouvelle voie, son talent va désormais pouvoir s'exprimer pour notre plus grand plaisir.

Jules Saint-AUBIN

 

 

Expositions

Son'art au cap à Plérin (22) du 8 octobre au 28 novembre 2010

GROS TEMPS ANNONCE

Peintures récentes à la MJC du Pays de Bégard (22) du 21/11/08 au 12/12/08

INSOLITE MONDE D'ARTISTES 2008

Initié par le Conseil Général des Cötes d'Armor plus de 80 artistes du département ouvrent leurs ateliers

Biennale de Marcigny- Saône et Loire du 12 juillet au 17 août 2008

Exposition Maurice Odic du 24 novembre au 14 décembre au collège le volozen à Quintin (Côtes d'Armor)

 

Expos Collectives

Salon des indépendant 1983
Mouvement Phases: brest,quimper,arras,mayenne,st brieuc, quebec
Groupe RUpTure: paris, dijon
Biennale des arts contemporain st brieuc

 

Expos Solo

Fontenay-s-b 1965
St-Brieuc 1974
Brest 1984
St-Brieuc 1994
Quintin 2000
Chatelaudren 2002
Quintin 2004
Lanrodec 2005
St-Brieuc 2006
Quintin 2007
Lorient 2008
Plérin 2010
Plouagat 2013
Lanvollon 2013

 

Récompense

BIENNALE DE MACIGNY

Premier prix de peinture de la ville de Marcigny

 

 

 

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