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HACHIMI IDRISSI

Rabat,  MAROC

Tel. : 06 61 54 04 02

Email : azdinidrissi53@gmail.com

www.facebook.com/profile.php?id=100008853544789&fref=ts

 

 

 

  

BIOGRAPHIE

 

Azzeddine Hachimi Idrissi entama en 1984 sa carrière d'enseignant au département de langue et littérature française à la Faculté des Lettres et de Sciences humaines BM de Casablanca. Paralllèlement à sa carrière de professeur, il s'engagea en 1989 dans le "management culturel" et dirigea en tant que Directeur, pendant 5 ans, le Centre Culturel de Moulay Rachid. Esprit curieux, défricheur et appréciant les challenges professionnels, il entama en 1994 un autre parcours professionnel lié à l'administration.

 

Malgré ses phases professionnelles et dans la fidélité  de ses  convictions d’homme de culture,   il  est demeuré constamment  « en lui-même » et « dans l’âme » imprégné par l’écriture, les lettres et les arts.  Son jardin secret a toujours été la peinture, trouvant toujours le temps pour prendre les pinceaux et élaborer des toiles. Il avait découvert les fondamentaux de la peinture dans sa jeunesse lors des années 60, où les arts plastiques avaient une place forte dans l’enseignement. Et il en a tout en gardé.

 

Dès lors qu’il fut libéré des contraintes professionnelles, il décida de s’adonner pleinement à sa passion.  Aujourd’hui, il peint, expose et mobilise aussi régulièrement sa plume pour écrire  sur l’art.

 

Sa vision est l’aboutissement d’expérimentations, prospections et réflexions personnelles qui ont construit chez lui un imaginaire plastique nourri à la base  par le patrimoine visuel  maroco-andalous mais inscrit dans une modernité plastique indéniable. Son travail dégage sans conteste une forte émotion visuelle servie en cela par une intense recherche chromatique. 

 

Les thèmes de la profondeur, de l’espace galactique, du cosmos, des astres, donnent un prolongement spirituel,  mystique  et parfois ésotérique  à ses toiles. 

 

Le travail de Azzeddine  Hachimi Idrissi  interroge à la fois  le mystère de l’ « univers » et celui  de   la « la créativité artistique humaine » : deux champs marqués par  l’illimité

 

Le macrocosme galactique  présent dans  ses œuvres questionne aussi  la place de l’ « Humain »  et sa fragilité face à l’immensité sidérale. Il propose ainsi une vision du monde originale  à partir de son référentiel culturel tout en inscrivant résolument son art et sa recherche dans la modernité plastique.

 

 

 

PARCOURS CULTUREL ET ARTISTIQUE 

 

 

I. Enseignant et Animateur Culturel à la Faculté des Lettres Ben Msik. Casablanca.

  

1984

 

Enseignant de littérature française.

Faculté des Lettres et des Sciences Humaines Ben Msik. Casablanca.

 

 

1986

 

Membre du comité d’organisation des activités culturelles de la Faculté. Participation dans les années 80 au développement de l’action culturelle et artistique : mise en place d’ateliers d’arts plastiques, de théâtre; ciné- club, vidéo, etc.…

 

 

1987

 

Membre fondateur du Festival International du Théâtre Universitaire de Casablanca. 

 

 

II. Médiateur et Manager Culturel. Directeur du Centre Culturel Moulay Rachid 

 

 

1989-1994

 

Premier Directeur du Centre Culturel Moulay Rachid, Casablanca, ouvert en 1989. 

 

 

III. ARTISTE PEINTRE

 

Depuis toujours la peinture est une vocation exercée d’abord à titre personnel, puis par la suite sur la scène publique.

 

Formation en arts plastiques dans les années 60 et 70 dans le cadre du cursus académique. Contact réguliers avec les peintres et les critiques. Un travail de recherche et de création permanent. Je veille toujours dans mes toiles à une synthèse harmonieuse entre des éléments du patrimoine visuel et des éléments de la modernité plastique.

 

Après la retraite administrative en 2013, je me suis consacré pleinement et entièrement aux arts plastiques, aux études et à la recherche.

 

Depuis les années 2000, participation à des expositions collectives à titre amateur dans différents centres culturels et clubs de loisirs à Casablanca.

 

 

 

EXPOSITIONS INDIVIDUELLES ET COLLECTIVES

 

 

2014

 

Centre Culturel Kamal Zebdi à Casablanca relevant du Ministère de la Culture (juillet 2014) sous le thème « Retour aux Sources ».

 

 

2015

 

Exposition sous le thème « Pont entre deux mondes » (Juin 2015) à la Galerie Nadira La Découverte à Rabat et au Centre Culturel Moulay Rachid Casablanca Octobre 2015.

 

Participation à l’exposition collective « Hommage à l’artiste peintre Abdelkrim El Ghattas » (Décembre 2015) « Les Mains qui voient » au Forum de la Culture Casablanca.

 

Espace Sacré Cœur. Forum de la Culture Casablanca.  Exposition collective « Les Mains qui voient »  (Décembre 2015)

 

 

2016

 

Galerie Mine d’Art de Casablanca sous le thème « Cosmogonie Andalouse »

 

Galerie Kacimi. Fès. (Ministère de la Culture). Exposition Collective. « Avec les Couleurs marocaines »

 

 

2017

 

Galerie de la Bibliothèque Universitaire Mohammed Sekkat. Thème «  Espace, Spiritualité et  Couleurs ».  Sous l’égide de l’Université Hassan II et  de la Faculté des lettres et des sciences humaines BM. 

 

 

******************** 

 

 

Texte du critique d’art Abderahmane Benhamza. Journal «  Le Matin » du 07 Décembre 2015.

 

Du spirituel dans l’art de Azzeddine Hachimi Idrissi

http://lematin.ma/journal/2015/du-spirituel-dans-l-art-de-azzeddine-hachimi-idrissi/236995.html

 

La pratique de l’art pour Azzeddine Hachimi Idrissi ne s’est jamais expliquée par l’adoption d’une tendance plutôt qu’une autre. Pour lui, la création reste un don primordial, qui s’octroie dans sa totalité. L’investigation plastique se base dans ce cas beaucoup plus sur l’intuition que sur la simple démarche technique, laquelle risque de voir s’étrécir la faculté imaginative. C’est le credo de l’artiste Hachimi, qui libère ainsi son potentiel émotionnel et idéel, celui cumulé pendant de longues années, avant son éclosion. Lecture dans l’œuvre de l’artiste. Homme de culture favorisant le dialogue et le partage, il est aussi un artiste-peintre d’une valeur indiscutable ; il a eu l’occasion de montrer ses œuvres ici et là au Maroc et, actuellement, il participe du 4 au 10 décembre courant à la deuxième édition de l’exposition collective «Les mains qui voient» qui se tient en hommage à l’artiste-peintre Abdelkrim Ghattas à la cathédrale ex-Sacré-Cœur à Casablanca, en compagnie d’une pléiade d’artistes venus de différentes régions du pays.

  

Quand on aborde les réalisations picturales de Azzeddine Hachimi Idrissi, et tout en faisant exception de certaines prouesses figurales sous forme de fenêtres exécutées à titre d’éclairage, on est subjugué par une panoplie de formes géométriques qui, vues ensemble, confinent à un rébus. Mais l’art n’étant pas qu’un simple jeu de formes, d’autres approches évaluatives sont bien entendu possibles… Vu le mystère qui règne dans les œuvres à travers l’agencement crypté des formes et des signes, cela confine aussi à de l’ésotérisme, ce qui dépasse le simple maniement du pinceau…

Prenant l’espace cosmique comme support «virtuel», l’artiste y installe ses motifs pris on dirait avec un grand soin dans une architecture emblématique venue du fond des âges : cercle, carré, rosace, spirale, signes miniaturés, au dessin polymorphe, lignes unitaires tracées à la verticale ou à l’horizontale, le tout englobé parfois dans cette espèce de cartouche, support si répandu dans les nécropoles pharaoniques.

C’est dire que le géométrisme qui qualifie les formes n’émane pas forcément d’une conception arabo-musulmane. Les héritages formels se télescopent dans l’œuvre de l’artiste qui en fait comme une synthèse. On ne peut pas non plus avancer l’idée que Azzeddine Hachimi Idrissi inscrit tout naturellement son travail dans une abstraction géométrique à la Klee ou à la Mondrian.

Si la technique est exacte et anti-impressionniste, si l’influence cubiste est latente, surtout sur le plan des subdivisions séparées par des obliques, la fonction émotionnelle des couleurs et le sens intuitif de la composition font parler d’une véritable quête mystique, tant l’artiste interroge nos sensations profondes et rapproche son art du continuum vibratoire de la nature, une nature entendue comme rythme sacral, où se manifeste l’unité de l’ordre temporel. Azzeddine Hachimi Idrissi fait allusion à cet ordre-là par une géométrisation spatiale récurrente et authentique, où l’élément cohésion ainsi que le travail sur les couleurs (le bleu de Prusse servant comme plateforme) consolident la vision de ladite quête spirituelle qui serait (ou qui est), selon la mystique musulmane, ce «vide contemplatif» qui transcende l’âme pieuse et la fait accéder à l’extase.

C’est à ce niveau de réflexion que nous voyons se situer la création plastique chez Azzeddine Hachimi Idrissi. Un travail dont la beauté reste occulte, qui défie toute esthétique normative, car il est «allusion concise au Nom ineffable», selon Louis Massignon parlant des formes d’art en terre d’Islam.

Le travail de Azzeddine Hachimi Idrissi, qui maitrise la perspective géométrique, parce que mathématiquement fondée, et qui fait cas de la lumière comme d’un élixir, se veut un condensé de représentations mentales inspirées d’un monde idéalisé, sans doute intemporel ; il interpelle notre mémoire commune et agit conséquemment sur notre sensibilité.    

 

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